Maroquinerie

Il y a 2 des produits.

Affichage 1-2 de 2 article(s)

Filtres actifs

  • Marque: Katana
  • Couleur: Noir

Qu'est-ce que la maroquinerie ?

Petite maroquinerie, artisans maroquinier, maroquinerie de luxe… on fait le point sur cette technique artisanale, son histoire, et ses petits secrets.

La maroquinerie, c’est le travail du cuir, son tannage et son façonnage en vêtements ou en objets (sac à main, porte-cartes, sacoche, pochette…). Elle est apparue avec les premières techniques de traitement des peaux animales, dans l’Egypte et la Grèce antiques. La maroquinerie est aujourd’hui un des emblèmes de marques de luxe comme Louis Vuitton, Hermès, Le Tanneur…

Apparition de la maroquinerie

Depuis les débuts de l'Humanité, la peau animale est présente. Mais il a fallu attendre que les Hommes acquièrent les techniques de traitement du cuir pour parvenir à la mise en place d'objets en cuir. Dès l’Égypte antique, de petits objets en cuir entrent dans le quotidien : harnais, instruments de musique, outres, souliers, etc. Quant à la Grèce antique, pour sa part, l'habillement en cuir des cavaliers, s'accompagne également de protections telles que des jambières ou des épaulières en peau. On voit également apparaître, pour compléter la tenue de cuir des Romains, des gants de boxe fabriqués avec des lanières de cuir pour les combats.

Le terme « Maroquinerie » trouve son étymologie directe au Maroc, pays où le travail du cuir était très perfectionné, notamment dans la Fès almohade. La technique du cuir fut transmise par les Marocains à l'Europe à travers l'Andalus (cuir cordouan, Cordoue d'où dérive le mot cordonnier).

On a assisté à la création de nouvelles industries dans les villes de l'Europe du Sud et du Maroc car une véritable révolution s'est mise en route grâce à la nouvelle clientèle bourgeoise. Dans les années 1180, le travail des peaux et des cuir se développa. Les ouvriers du cuir étaient en nombre considérables dans la cité. La brigandine s'accompagne alors de cartouchières, ceintures, étuis et autres accessoires.

L'industrie du cuir connaît donc un essor considérable, surtout à la ville de Pise en Italie, mais le travail paraît assez indélicat, lourd et brut. Les peaussiers abandonnèrent la technique orientale du tannage à l'eau froide; procédé lent et coûteux pour adopter une technique différente de meilleur marché et offrant des cuirs moins souples.

Une majorité de cuirasses, heaumes et vêtements était fabriquée par ces artisans appelés « coriarii aque calde ». De plus, le développement du commerce et l'externalisation des échanges dans les années 1150 ont permis à ces ouvriers de développer leur industrie et de l'ouvrir au monde ; mais aussi de recevoir d'autres notions et apprentissages des différentes cultures. On assista donc à une véritable démocratisation du vêtement.

Cette industrie, grossière et primaire, issue du monde rural, a connu un essor important qui a pu la mener dans les premières places. Les métiers du cuir se sont peu à peu transformés en « art du cuir » au fil des années ; et certaines villes ont maintenu cette prédominance jusqu'à la fin du Moyen Âge. Ainsi, il devient alors de bon goût de décorer ses coffres de cuir, et ce, de par le monde.

Dans les années qui ont suivi cet essor, le cuir redevint synonyme de mauvais goût et de ruralité que l'on associait aux paysans. Les pèlerins de St Jacques de Compostelle attachaient à leur ceinture une aumônière en cuir pour ranger les pièces de monnaie qu'on leur donnait. L'expression « se serrer la ceinture » provient surement de cette époque où la « ceingture » puis « cinture » était associé à la mendicité. Vers les années 1260, les besoins et modes des bourgeois évoluèrent vers une nouvelle tendance car ils recherchèrent désormais de la fourrure pour leurs vêtements ; ainsi que de la laine.

Pourtant, à la Renaissance, le cuir illustre un certain art de vivre, l’atmosphère même du confort et du luxe, ce qu'il symbolise encore de nos jours.

 

Une petite histoire de la maroquinerie française

Avant de désigner la confection d’objets en cuir, le mot « maroquinerie » vient de « maroquin », un cuir de chèvre et de bouc dont le tannage est originaire du Maroc. Après avoir servi à la fabrication quotidienne d’ustensiles, le cuir devient un signe de richesse, et donc l’apanage des classes bourgeoises, dès le Moyen Âge. Avec la multiplication de ses usages – vêtements, cartables, chaussures, selles… – une Manufacture Royale du Cuir est créée en 1749, notamment pour rassembler les métiers du cuir.

 

Petite maroquinerie et portefeuille 

Ce n’est qu’au XIXème siècle, après le redécoupage de l’Europe à l’issue des guerres napoléoniennes et la multiplication des documents d’identité, que le terme « maroquinerie » apparaît, pour désigner le travail industriel du cuir, qui se porte alors sur la fabrication de portefeuilles et porte-monnaie en cuir et non plus seulement des objets de luxe. Avec l’essor de la fabrication de sacs et accessoires au XXème siècle apparaît le terme de « petite maroquinerie », pour désigner la fabrication de ces accessoires de mode en cuir et la différencier de la confection de vêtements, de chaussures, ou d’objets de grand format (bagagerie). On trouve maintenant une grande quantité d’articles issus de la petite maroquinerie : étui, porte-cartes de visite, porte-documents, porte-chéquiers…

 

Le travail des cuirs

La confection d’objets en cuir se fait après le traitement et la préparation de la matière. On retrouve plusieurs types de tannage : minéral (baigner la peau dans de l’hydrate de fer ou de chrome), ou végétal. Les cuirs utilisés et leurs finitions peuvent également varier selon l’usage que l’on souhaite en faire : cuir pleine fleur (face externe de la peau, cuir lisse qui gagne un aspect patiné à travers le temps, très résistant), croûte de cuir (face interne de la peau, moins résistante, souvent enduite ou imprimée), cuir grainé, cuir de veau, cuir de vachette …

 

La maroquinerie française aujourd’hui

Historiquement proche des objets de luxe et de la mode, la maroquinerie est un artisanat très ancré en France. Si elle est l’apanage des grandes marques aujourd’hui, des petits ateliers de maroquinerie apparaissent de plus en plus sur notre territoire. Attachés à conserver un fonctionnement local et une fabrication française artisanale, sourçant leurs produits en circuit court, ils sont nos principaux interlocuteurs.

Les principaux métiers de la maroquinerie

  • Maroquinier : celui qui travaille les peaux de chèvre tannées (maroquin). L'introduction en France du maroquin date du XVIIème siècle, grâce à Granger qui a importé le sumac (plante utilisée pour le tannage et la coloration) et à Sigismond d'Adelin, issu d'une famille de tanneurs de Montélimar, qui a ramené deux soldats du Maroc connaissant le tannage et la teinture du maroquin. Avant ces importations, seules les peaux de Courdoue parvenaient en France. Elles étaient uniquement utilisées pour les cuirs de décorations et d'ameublement.
  • Tanneur : celui qui transforme la peau « brute » en un matériau imputrescible.
  • Corroyeur : celui qui assouplit le cuir après le tannage et pratique donc le corroyage.
  • Baudroyeur : celui qui corroyoit les cuirs de couleur. Au Moyen Âge, les tanneurs et les corroyeurs s'organisent en corporations. Et avec les baudroyeurs en 1345, ils obtiennent des statuts et règlements.
  • Maître-Gainier : celui qui fabrique ou vend des articles recouvert de gainerie, c'est un étui qui recouvre et protège l'objet comme le cuir par exemple.
  • Malletier : celui qui fabrique les bagages.
  • Relieur : celui qui joint les feuilles d'un livre.
  • Designer : celui qui s'occupe du design d'un produit.
  • Assembleur : celui qui s'occupe de l'assemblage des pièces d'un produit.
  • Coupeur : celui qui découpe les pièces qui composent un produit.
  • Patineur : celui qui réalise la coloration d'un produit.

Les grands noms de la maroquinerie

  • Hermès : fondé en 1837 (ancienne manufacture de harnais et de selles) par Thierry Hermès (1801-1878) à Paris.
  • Fauré Le Page : fondé en 1717, la plus ancienne maison de maroquinerie en activité.
  • Goyard : fondé en 1792, c'est le plus ancien des malletiers français dont la maison tient encore enseigne. Il propose des accessoires en peau pour accompagner ses mallettes de toiles enduites à chevrons.
  • Létrange : fondé en 1838 par Auguste Lespiaut à Paris.
  • Moynat : fondé en 1849, créateur de malles, établi à Paris.
  • Louis Vuitton : fondé en 1854 (ancien atelier de fabrication de malles de voyage) par Louis Vuitton (1821-1892) à Paris.
  • Lancel : fondé en 1876 par Angèle et Alphonse Lancel à Paris.
  • Gucci : fondé par Guccio Gucci (1881-1953) à Florence en Italie.
  • Longchamp Paris : fondé en 1948 à Paris, connue pour son sac en nylon, Le Pliage.
  • Bottega Veneta : fondé en 1966 à Vicence en Italie, par Michele Taddei et Renzo Zengiaro. Célèbre par sa marque de fabrique, l'intrecciato.
  • Alexandre Mareuil : fondé en 1972 près de Bordeaux, spécialisé dans les articles de chasse haut de gamme et sur mesure.
  • Laurige, fondé en 1949, entreprise du patrimoine vivant.
  • Sequoia fondé en 1988 par Daniel Sisso & Pierre Hardy.